mardi 18 novembre 2008

29+103 jours, pas de vacances pour ma fab29

J'envisageais très sérieusement et avec sérénité les vacances les plus non-dingues de ma vie... 3 semaines au vert avec la family... au programme : pas de programme... et ça m'allait très bien. Mais il faut se rendre à l'évidence, ma vie est dingue ! Contrairement à toutes mes attentes, des phénomènes incroyables, (irai-je jusqu'à dire paranormaux?? allez soyons fous ! ) paranormaux me sont tombés sur le coin du nez...
Voilà en quelques mots comment j'ai fait mumuse avec un monstroplante, comment j'ai réalisé que mon petit neveu était un super héros, comment je me suis retrouvée nez-à-nez avec un tortionnaire-sadique et comment j'ai survécu à une semaine d'insertion complète dans une cité chaude du pays...

Attachez vos ceintures, c'est parti...

1. La téci avec l'accent
Il existe des endroits, des villes où il fait chaud dans ce pays, si je vous le jure... c'est dur à croire, mais ça existe, ça s'appelle, le Sud. Ce fut mon premier choc des vacances. Sortant du tgv climatisé, magie ou diablerie, j'ai chaud... j'ai même le temps de suer en cherchant du regard ma cousine venue me récupérer. Et c'est presque avec émerveillement que j'ai accueilli au creux de mon coude la première goutte de sueur de l'été.
Elle s'est transformée en stalagtite sous le souffle glacial de la clim du tram. 45 min après, mes poils étaient hérissés, je ressemblais à une coque de chatâigne en débarquant sur le trottoir brûlant au bas de la tour de la té-ci des paillades. Là je croise un barbu qui me regarde bizarrement, mais pour éviter que je ne fonde sur l'asphalte ma cousine me tire par le bras et nous nous engouffrons dans la cage d'escalier.
11e étage. "ça n'arrive jamais que l 'ascenseur tombe en panne ? j'ai remarqué qu'il n'y en a qu'un..." osais-je... Ma cousine pointe son doigt vers ses mollets galbés et me répond : "Je ne fais pourtant pas de sport"... o...k... C'est ce qui m'a semblé le plus "chaud" dans cette cité pour tout vous dire... Parce que j'ai bien vu un barbu, mais le lendemain il était rasé tout frais tout propre pour le mariage de son fiston. J'ai bien vu des djeunes en jogging mais ils revenaient du stade de la mousson en refaisant le match. J'ai bien vu des barres de béton, mais il y avait du linge fleuri qui pendait des balcons. Peut-être est-ce l'eau bleue qui miroite pas loin qui apaise les esprits de cette téci, chaude, les soirs d'été...

2. My name is not Jayce
Chez mes parents, il y a un potager. Dans le potager de mes parents poussent des tomates, 30 pieds, des courgettes, des aubergines, des salades, des poivrons et des haricots verts. Qu'est-ce que c'est bon les légumes du jardin, frais, croquants... Mais, même si ils s'épanouissent nonchalemment sous le soleil du sud, ils ne viennent pas tout cuits dans nos assiettes... et beh non...
Tôt un matin, la rosée saupoudrant encore la végétation, les yeux collés, je vais aider ma môman à ramasser de quoi faire une belle salade de haricots. Un panier en osier dans une main, l'autre fouillant la jungle amazonienne des larges feuilles vertes. Quand mes doigts sentent la forme longue et ferme d'un specimen à point, d'un coup sec, elle le sectionne à la base et le range au fond du panier...
Ma tête dans les douces brumes de l'été n'a pas tout de suite porté attention à la texture molle ni à la forme irrégulière se présentant sous mes doigts. Ce n'est que quand la chair de la grosse chenillo-limace a éclaté entre mes phalanges suite à mon coup sec et vigoureux que mes yeux se sont ouverts et que mon chocolat chaud à peine ingurgité a fait les montagnes russes dans mon oesophage...
Puis j'ai essuyé ma main à une feuille, ça n'a pas suffit, c'est que c'est aussi visqueux à l'intérieur qu'à l'extérieur ces bestioles. J'ai même pas pleuré, crié ni rien... J'ai re-esssuyé ma main et puis j'ai continué, les yeux ouverts cette fois, aux aguets, les sens en alerte, dans les pas d'un héros que tout ça n'effraie pas... mais non pas Jayce... ma mère !

3. La pêche, ça crève...
Il est doux de se promener le long d'un petit cours d'eau ombragé quand la journée se fait lourde... Il est rafraîchissant d'entamer une partie de pêche avec deux impatients râleurs... Nos asticots roses (prononcez raoses) au bout de la ligne, la ligne trempant jusqu'au bouchon dans l'eau, il est bon de ne rien faire d'autre que regarder les cygnes passer gracieusement et d'écouter l'eau glisser...
Pour le plus grand plaisir des râleurs à mes côtés ça touchait bien, surtout pour moi... Le seau se remplissait de petits poissons d'août que je m'appliquais soigneusement à détacher du vilain hameçon qui pique... Non loin de là, un vieux monsieur, assis sur une vieille chaise pliante, la casquette bien enfoncée me regardait faire les yeux mi-fermés...
Il s'est proposé de lui-même quand la jolie carpe japonaise, entre mes doigts, ne voulait pas lâcher l'hameçon. Je la lui ai tendue sans perdre une seconde, ne doutant pas un seul instant de ses mains sûres et expérimentées. Et c'est effectivement avec assurance et flegme que le vieux monsieur lui a arraché la mâchoire inférieure, parce que l'hameçon était trop profond... Puis cela ne suffisant pas, après s'être acharné à tirer, secouer, avec ses gros doigts, le vieux monsieur tranquille a déchiré le poitrail de la jolie petite carpe... Elle respirait encore, j'ai presque lu "pitié" dans ses yeux globuleux... Au bout d'un temps suffisamment long pour qu'elle décède 8 fois, il a rejeté la carpe vers l'eau (pour quoi faire, elle est moooorte?!!!), se faisant elle s'est fracassée sur le vieux chêne qui se trouvait sur la trajectoire... L'assassin s'est installé dans sa chaise pliante et a piqué un somme... c'est sûr la pêche c'est crevant...

4. Les indestructibles
Quand je suis en vacances chez moi, j'aime bien jouer à la tatie. Pour ça, j'ai deux neveux top. Ils adorent jouer aux neveux. Quelle ne fut donc pas ma joie, quand ma soeur me proposa depuis le bord de la piscine dans laquelle je me faisais tuée à coups de pistolets à eau, de les garder pour la soirée.
À moi les coquillettes jambon en compagnie de Dora l'exploratrice, à caresser un front transpirant d'avoir trop couru autour de la table et s'endormant en serrant un tyranosaure aux dents menaçantes...
Je m'en réjouissez d'avance, pour de vrai. Jusqu'à ce que sous ma surveillance et sous les yeux de ses parents pas encore partis, mon tout petit neveu ne s'envole de la balançoire... Un superbabyboy sans cape et sans collants... Je l'ai vu, comme au ralenti, lâcher la corde alors que l'escarpolette atteignait le point culminant de sa courbe et après un vol ample mais bref s'étaler de tout son tout petit long sur la pelouse...
Superbabyboy ne maîtrise pas encore bien la réception et moi mortifiée, j'ai pris une pelle et j'ai commencé à me creuser un trou dans la pelouse, pour m'y cacher... La peur de ma vie pour moi, quelques pleurs pour lui... et tel le super héros qu'il est il m'a prise par la main, est remonté sur la balançoire et m'a dit un des seuls mots qu'il connaissait à l'époque : "tatie, haut".

Depuis que je sais qu'il y a prédisposition au superhéroïsme dans la famille, je m'attends à tout moment à me surprendre à faire un truc unbelievable... genre... euh... ne pas arriver en retard au boulot, ça compte ?

Quand je vous dis que ma vie est dingue...

jeudi 13 novembre 2008

29+80 jours Paris by night

Tout commence par un coup de fil matinal, 12h24 (pm) heure française, mais en heure nuit parisienne ça nous fait du 6h24 du matin.
Je suis donc réveillée en sursaut en plein milieu d'un rêve fort sympathique avec mon amoureux de 6e qui avait beaucoup plus de poils au menton qu'à l'époque...
Petit moment d'hésitation quand j'entends la voix au bout du fil qui remarque :
"Ben, alors t'as vu l'heure !!" ... doute... mer** la principale du collège m'a retrouvé et j'ai loupé le début du cours de latin...
Puis je me souviens, à travers les brumes de mon cerveau à la ramasse que le principal était un homme et que jamais au grand jamais, en bonne élève, voire très bonne élève... (naaan pas fayotte !! ) je n'étais en retard...
C'était donc quelqu'un d'autre me reprochant quelque chose d'autre...

Minime instant de panique, enfin plutôt léthargique la panique... qui est au bout du fil et pourquoi ce ton désagréable ?
J'éloigne le combiné de mon oreille et l'approche de mes yeux, plus près, voilà, j'ai pas mes lunettes et mes paupières sont réticentes à l'idée de s'écarter de devant mes pupilles... Van... Oh nooooon... VAN!!!

Et là tout me revient...
Just because i'm kind, i rewind, sinon vous pourriez pas comprendre...

Ca nous ramène à quelques jours auparavant, voire quelques semaines.
C'était l'été (soit disant). A Paris, comme ailleurs, quand on a chaud, on ouvre les fenêtres. Bon, donc c'était l'été (soit disant) et pour faire comme si on avait chaud, nous ouvrions nos fenêtres... Et dans le "nous" j'inclue ma voisine d'en haut.
Et alors que moi, j'attendais désespérément mon tanguero pour passer un été muy caliente... si senor... (cf post du 11/09) Il se révela à moi que le tanguero plein de fièvre et de passion avait dû se tromper d'étage. Et comme ma voisine n'est pas du genre à ne pas toucher aux affaires des autres, ils ont commencé un stage intensif de flamenco oléolé...
C'était tous les soirs (oui tous les soirs) le premier samedi du mois au 5e... Et même sans décodeur, je captais bien, j'ai tout compris et n'en ai pas perdu une miette, ni un poil... Bon, au début c'est marrant, au bout d'une semaine, ça commence à être génant et au bout de 15 jours... je me retenais d'attraper mon balai... Booooooooooooooooooon, ok, j'étais jalouse.
Peu importe, je ne pouvais supporter d'être chez moi aux alentours de 23h, heure fatidique où les tourtereaux en rut s'échinaient à essayer de repeupler la planète. Et au cas où j'eusse été sourde, j'en ai eu la confirmation quand un matin, prétendant que c'était l'été, j'ouvris ma fenêtre et découvris avec émerveillement et joie qu'un mégot ainsi qu'un préservatif usagé prenaient le soleil, dans MA jardinière, aux côtés de MES pieds de tomates cerises.

J'ai donc accepté sans aucune hésitation l'invitation d'une copine, Van, à aller boire un pink paradise... Cool, un truc de filles, ça va me changer les idées...

Un truc de filles... qu'elle disait...

Un truc de filles... effectivement, il y a beaucoup de filles qui font des trucs dans l'endroit où Van m'a emmenée.
Ah oui... parce qu'en fait j'avais mal compris, le pink paradise n'est pas un cocktail mais un club. Un club où les filles dansent... mais nues... en gros elles se déssappent devant toi, une boîte à strip-tease quoi... Mais attention, c'est CLASS!

Imaginant une soirée de filles, j'étais venue fringuée n'importe comment et du coup je me sentais aussi à l'aise qu'un petit pois dans une tartiflette. Et les hommes qui nous accompagnaient ont tout fait pour nous détendre... magnum de champagne, banquette dans un coin tranquille mais face au podium et en bons habitués, explication détaillée et suave du concept. Regards lourds, gestes lents, sous-entendus et langueur insidieuse... bizarrement, allez savoir pourquoi, mais oui, pourquoi je ne me sentais pas plus à l'aise que ça??!!!
Bref après deux/trois heures de champagne et d'effeuillage, quand la chorégraphe de ces demoiselles s'est approchée et a tapé la bise à nos deux messieurs, il nous a semblé flatteur qu'elle nous reluque, Van et moi, avec ses yeux de chat, nous dise que nous serions superbes sur le podium. Je ne me souviens plus en détail de la conversation, mais le tout est qu'en sortant du club, j'avais tout naturellement dans ma poche, sa carte avec un rendez-vous pour passer un casting de pole-danse...

Et là intervient le "Ben t'as vu l'heure !!" de Van... J'ai marmonné, raccroché... puis j'ai rappelé, elle a fait la gueule... mais ça lui a passé... c'est ça les copines...
J'ai appelé la nana du club, je lui ai raconté une histoire de cheville douloureuse... Il y avait un ours polaire et une course poursuite chez picard aussi dans mon histoire, mais je sais plus dans quel ordre... Ma voisine a rompu avec son défonceur de matelas... la fenêtre ouverte... par téléphone... et ça c'est fini comme ça... par un coup de fil matinal... enfin heure nuit parisienne...

jeudi 11 septembre 2008

29+70 jours J'aime l'été à Paris... cessawé...

Ma jupe flotte dans l'air léger, les boucles de mes cheveux prennent le vent, ma bicyclette m'emporte le long des rues désertes de la capitale en un après-midi moite et lourd. Sur mon chemin, les terrasses des cafés s'étalent sous les rayons du soleil, les touristes prennent la pause, les fontaines bruissent doucement. Ca me fait sourire. Bienheureuse, je respire à pleins poumons, jette ma tête vers l'arrière, ferme les yeux... et là... c'est le drame... JE ME RÉVEILLE!!!
Ce n'est pas la clarté du jour qui me tire du sommeil, c'est le bruit des gouttes de pluie qui s'écrasent sur ma fenêtre.

C'est le mois de juillet, les boutiques nous narguent avec leur bikinis bariolés, leur robes dos nus et leurs sandales... ah... les sandales... Les miennes, toutes neuves, victorieusement remportées après un combat sans pitié une après-midi de soldes, me toisent depuis leur boîte à peine entrouverte et trônant sur une étagère... J'ose à peine les regarder tellement ça me fait mal... C'est un peu comme si c'était mes chaussures de vair à moi (donc par extension, les godasses magiques qui font que tu rencontres The man et qu'après quelques péripéties insignifiantes tu fais ta vie avec lui, en gros quoi) et là, ben j'en suis réduite à les enfiler... chez moi... toute seule... Et encore, en adoptant une démarche bancale voire handicapée, pour éviter tout bruit intempestif, car mes voisins du dessous apprécient peu les talons hauts... Alors, à moins que, chaussée de mes souliers de lumière, j'embrasse le seul homme qui passe par chez moi, soit mon crapaud de plombier, je ne vois pas le début du commencement d'une histoire...

La question est de savoir, Mesdames et Messieurs : est-ce qu'un été pourri a sa place dans mon fab29 ? Mesdames et messieurs, en toute sincérité, je vous le demande ?!
Après mûre réflexion et pas mûre pêche ou mûr melon (ils sont tous désespérement verts et sans goût), j'estime que oui. Cet été pourri se doit d'apparaître en ces lignes. Car si il n'a rien d'exceptionnel, il m'empêche de vivre l'exceptionnel. C'est évident. Ben oui !! Imaginez donc : du soleil, la peau bronzée, les jambes légères, le sourire solaire et automatique, la langueur des soirées interminables en bord de Seine, dans l'herbe d'un parc ombragé... j'aurai pu... euh... bouquiner, prendre des cours de capoeira, danser sous la lune, rencontrer un ténébreux tanguero, me laisser conter fleurette, lancer des cailloux aux pigeons, passer des heures dehors, me faire bouffer par les moustiques, me gratter au sang, m'énerver, râler, ne pas vouloir sortir pour cause de ressemblance peu flatteuse avec Coluche dans Bonzai et déprimer toute seule chez moi avec mes sandales au pied...

mmm... ouais... ok... dans les deux cas, le résultat est le même... ok... c'est bon, hein ok, ça va d'accord... pff... je vous vois sourire avec ce petit air moqueur, c'est boooooon j'ai dit, hein, bon...
il y a des fois où je devrais m'abstenir d'écrire des posts...

lundi 7 juillet 2008

29 + 56 jours... blond or not blond ?

Je n'ai pas trouvé de devise... mais j'ai changé de tête. Enfin, ne nous emballons pas, il n'y a pas eu de miracle, d'intervention divine sur mon faciès d'ange. J'ai juste changé de coiffure.
Finie ma tignasse de lionne, me voilà en petit mouton à la recherche d'un pâturage accueillant. Ca fera moins peur aux hommes, non ?
Un petit mouton, fragile, avec de grands yeux... non pas de grands yeux bêbêtes... Bon, alors plutôt une biquette un peu frisée qui sautille deci-delà... Behehehehe... Nan, c'est nul. J'ai les cheveux plus courts, voilà tout, laissons tomber les métaphores, j'ai pas une tête de métaphore...

Par contre je dois certainement avoir la tête d'une grande blonde qui croit au père Noël. On me demande au moins une fois par semaine si je suis pas suédoise... HEIN ???!!!
-GRANDE, je confirme
-BLONDE, seulement quand "je mets de l'or dans mes cheveux" et que je force mes yeux à une convergence peu naturelle sur un air de "il venait d'avoir 18 ans"
-QUI CROIT AU PÈRE NOËL... Bon, j'avoue, dès qu'un beau gars inconnu n'est plus célibataire, genre Robbie, ben je sens ce petit pincement au coeur, comme quand pendant les soldes, la petite paire d'escarpins que j'avais repérée me passe sous le nez . Et au contraire, dès qu'un George est à nouveau libre, une petite lueur d'espoir s'allume quelque part dans mon petit coeur de midinette... alors un grand barbu avec une capuche rouge qui joue à la belotte avec quelques elfes, c'est très plausible dans mon monde...

Nan, mais quand même ! Moi ! Suédoise ?!

En y réfléchissant... (oui, là je fronce les sourcils, je me gratte la tête) c'est plutôt class comme compliment. Parce que une suédoise, dans l'imaginaire collectif... (vous savez, celui qu'on partage tous, mon dieu quelle tristesse...) ben c'est hyper sexy, non? Donc par un raccourci de pensée, JE suis hyper sexy... ah ouais... finalement je veux bien mettre un bonnet, du stick à lèvres blanc et faire de la pub pour le dernier Colgate, fraîcheur des fjords...

Pour vérifier tout ça et en avoir le coeur net, je suis partie à la recherche de mes origines imaginaires et imaginées et me suis réveillée non pas blonde (crotte, j'peux toujours pas cocher ça dans ma liste, cf post "Motivée, motivée"...) mais au pays des blonds.

Denmark, ses harengs, ses tours, sa bière, et ses blonds.
Jusque là je croyais que mon type d'homme était plutôt : grand, brun, les yeux noirs... mais depuis mon petit tour septentrional... mon spectre s'est élargi. En fait, (là encore, je fronce les sourcils et essaye de connecter mes deux neurones entre elles), je n'aimais que les bruns, grands aux yeux noirs que parce qu'ici, c'est ce qu'on trouve en général... ou bien, j'ai un grand pouvoir d'adaptation et un instinct de survie très efficace. Et si je vais jusqu'au bout de cette idée d'adaptation extrême, peut-être que dans une situation tout aussi extrême, sur une île déserte par exemple, je serai capable de... tomber amoureuse d'un... crustacé ???
Mouais...

Avant d'en arriver à participer à kho lanta et à faire les yeux doux à un crabe de cocotier, savoir que le "blond" a le pouvoir de m'émouvoir est un constat qui me ravit. J'ai encore plus de choix et de chance pour pouvoir barrer la ligne n°14, 2, 7 de mon post "Motivée, motivée..." YES!

Mais en y pensant encore (décidément qu'est-ce que je réfléchis en ce moment), quand on me demande si je suis suédoise, ne serait-ce pas une insulte déguisée... Ne me traiterait-on pas, à l'insu de mon plein gré, de "blonde" ?
Ah! Pff, je suis perdue là... Il faut préciser que, notamment, la dernière fois qu'on m'a prise pour une wasi-wasa girl, c'était après que je me sois excusée auprès d'un mannequin en plastique que je venais de bousculer chez I&N...

Ok, l'un dans l'autre, finalement, rien d'étonnant à ce qu'on me pose cette question. Ne vous étonnez donc pas si, un jour, vous me reconnaissez à l'eurovision représentant la Suède au sein du groupe ABBI.
Purée, ça me fait penser qu'il faudrait que je me remette à la guitare, ah ben non, dans ABBi, les filles elles se contenteraient de chanter avec leurs grands cheveux... ah ben non, elles ne feraient que danser et bouger les lèvres sur la bande son dans une combi dorée... vraiment, parfois... je suis blonde...

et si comme devise je prenais : "In blond we trust"
Nan, c'est une blague... et en plus je ne suis pas drôle... :s

jeudi 12 juin 2008

29+41 jours et 1 nuit...

HA !
Ca m'a réveillé cette nuit, en sursaut ! Une irrésistible envie de faire pipi et un irrépressible besoin de me trouver une devise. Une petite phrase, une expression, qui dans les moments creux, moroses, pas drôles, me fera rebondir, plus éclatante que jamais.
Sous quel signe, quel étendard placer ma fab29 ?

Je dois avouer que, sur la cuvette de mes toilettes, à 3h23, peu d'idées géniales ont osé traverser les limbes de mon cerveau embrumé.
"Toujours prête !" Positif, concis, déterminé, enthousiaste (peut-être un peu trop...) C'est la devise qui peut facilement pousser à partir en vrille et à se laisser aller à tout et n'importe quoi. Mmmouais... Peut mieux faire...

"Tout est possible"... Ambitieux, carré, limite ésotérique, voire Tom Cruisiesque lors d'un colloque de scientolopipeau à la gloire de Xenu... aaargh... vite, une autre...

"Le ridicule ne tue pas" Heureusement, parce que sinon je serai le nouveau messie détrônant Jésus avec mes multiples résurrections... ah ah... même pas mal d'abord ! Mais, cette expression ne sert-elle pas seulement de prétexte à enchaîner les bourdes ? suivante...

"M'en fous" Total détachement, prise de recul maximum, un brin agressif et intransigeant tout de même... Mon maître yoga n'apprécierait pas... Et je ne veux pas froisser mon maïtre yoga. Il serait capable de me faire chanter 14 mantras incompréhensibles de plus et de me laisser dans la posture du poisson jusqu'à ce qu'il me pousse des écailles...

"Moi d'abord" Euh... c'est une façon de voir... Je n'ai pas l'habitude, mais peut-être que je peux y arriver... Ca pourra au moins me débarrasser du "trop bonne trop conne" auquel j'ai tendance à être un peu trop fidèle... What else ? (à part George, ah George...)

"Cap?" Alors celle-là sent bon la cour de récré, du coup forcément je l'aime bien, je la regarde avec une bienveillance au goût de malabar bi-goût. Elle est directe, elle laisse le choix et pousse à oser. Cependant pour ce qui est de me remonter le moral un jour de déprime... Cap ou pas cap de sortir du lit ? Pas cap... Mouais, ça marche moyen...

J'ai baîllé, me suis gratté la tête, j'ai tiré la chasse et je suis repartie dans les bras de Morphée... La nuit porte conseil... Si elle pouvait m'apporter une devise aussi, elle serait sympa...

lundi 26 mai 2008

29+1 mois, en mai... mouche-toi le nez...

J'ai le nez qui coule, des yeux de sharpei qui cherchent la lumière sous les plis de mes paupières, une voix de pierrafeu qui a pris toute la fumée du barbecue de mammouth dans la poire, mais sinon à part ma grosse crève, ma 29e année continue sur des chapeaux de roue.

La preuve :
-dans le genre inoubliablement pas de bol :
un pigeon m'a chié dessus, alors que j'inaugurai mon premier dîner printanier en terrasse, sous les lampions d'un petit resto tout mimi, romantique et tout...
Est-ce que une chiure sur l'épaule gauche ça porte autant chance qu'une crotte sous la semelle droite ? Après une petite recherche sur google, sans résultats probants ni contraires, je dirai que oui ! Mon année s'annonce sous de très bonnes augures !

-dans le genre inoubliablement fatiguant :
les semaines de folle que j'ai : charrettes, fêtes, verre, re-charrette, re-fête, re-re-re-verre... je me suis donc tout naturellement attachée à mes cernes, que désormais je me fais un devoir d'entretenir... je pense même leur donner un petit nom à chacune... peut-être Evelyne et Momo...

-dans le genre inoubliablement mignon :
j'hésite à décerner la palme au bébé jack russel qui m'a sauté dessus, un matin en bas de chez moi, ou à son maître...

-dans le genre inoubliablement énervant :
ça n'aurait pas été la copine du propriétaire canin qui tenait la laisse, j'aurai choisi le bonhomme plutôt que le toutou... aargh...

-dans le genre inoubliablement plaisant :
depuis une petite semaine je trouve tous les matins, en bas des escaliers de la station jourdain, le même homme, sublime, adossé au mur et ne portant (mais le portant si bien) qu'un slip blanc...

-dans le genre inoubliablement blonde :
je me fais avoir tous les matins, en bas des escaliers de la station jourdain et pendant une très brève fraction de seconde, je crois que le mec, sublime, adossé au mur et ne portant (mais le portant si bien) qu'un slip blanc est un vrai... mec... en chair et en os... pourtant la photo est en noir et blanc... y'a vraiment pas de quoi se tromper...

-dans le genre inoubliablement magique
la bonne nouvelle qui pousse dans le ventre de ma belle-soeur... alors, d'apprendre ça, et même si elle a été toute pourrie, ma journée s'en est trouvée toute ensoleillée !

-dans le genre inoubliablement cool
mon nez... qui coule! ah ah !
je me demande si je ne devrais pas me proposer pour les test conso de chez kleenex... on sait jamais qu'ils en donnent quelques paquets gratuits! ah ben, c'est un bugdet hein ! Je n'y peux rien, je suis une fille SENSIBLE, et oui! Mais il faut pas déconner, je ne pleure quand même pas devant "Plus belle la vie"... Ah d'ailleurs, Ninon s'est encore faite larguée... la pauvre...mais non je pleure pas !!! ... C'est mon nez qui coule vers le haut!

-dans le genre inoubliablement facile comme chute pour un post :

CHUTE
;p

mardi 13 mai 2008

29+17 jours, motivée, motivée...

Dans le genre inoubliable, j'ai mis un peu de temps à avaler mes chocolatines. J'ai encore quelques bouts coincés entre les dents, du coup je n'ose plus sourire... et puis je suis toute ballonnée. Un vrai zeppelin... mais gonflé au plomb. J'ai les pieds qui trainent et le moral dans les tongs... mais dehors il fait beau. Les oiseaux m'agressent presque avec leurs trilles guillerettes.
Bon, arrête ton char le zeppelin ! Un reni, une bonne brosse à dents, je descends ! Ce n'est quand même pas au 3e post que je vais baisser les bras. Ni remords, ni regrets comme le proclame Phiphi Manoeuvre derrière ses lunettes. C'est vrai quoi, on fait ce qu'on peut dans la vie, au moment où on le peut, et puis plein de choses incroyables peuvent encore m'arriver comme... euh...

Liste (non exhaustive et à compléter) des choses dingues qui peuvent m'arriver :
1-faire un tour en parapente
2-sortir avec un étranger, un anglais ? un hongrois ? un mexicain? un breton ?
3-manger des escargots ou de la langue de veau
4-arrêter de me gratter les boutons
5-ne pas me mettre à fumer ou à boire du café, peu importe ma dose de stress quotidienne
6-donner un petit accent américain à mon maillot (les filles comprendront)
7-dire je t'aime, le penser, le croire et l'entendre me le répondre (vient après le 14)
8-dédicacer mon premier livre
9-laver le linge sale d'un mec, du mien tant qu'à faire (vient après la première solution du 12)
10-aller jusqu'au bout d'un projet à moi (ça c'est avant le 8)
11-mettre msn en veille au moins quand mon patron est dans la pièce
12-découvrir avec plaisir un caleçon sale qui traîne sous mon lit ou faute de mieux, la baballe d'un toutou
13-marcher sur un volcan
14-vivre le grand amour (allez, même un petit je suis pas sectaire...)
15-envoyer bouler une vieille qui gruge dans la queue mine de rien
16-changer de boulot et m'épanouir dans mon nouveau
17-devenir riche et propriétaire
18-envisager la vie à deux
19-goûter les yaourts au soja et aimer ça
20-ne pas déborder quand je me pose du vernis
21-passer du 90A au 90B par l'opération du sein esprit...
22-un matin, me lever blonde...
23-prendre une rue dans le bon sens du premier coup
24-faire le tour de mes amis qui sont loin... trop loin
25-avoir le don de télétransportation, d'ubiquité, et de pomme z (quoi ? après les chocolatines tout est possible!)
...

bon, voilà... yapuca!
Je suis partie... j'y vais... attention... ça va être terrible... dans deux secondes je m'y mets... 1... 2... enfin, le temps de poster ce message, de le relire, de le corriger, de me demander si ça vaut le coup, de l'enlever, puis de le remettre parce que la spontanéité c'est toujours bon et puis de dormir un peu et puis... je m'y mets...
allez... j'y vais... à moi ma fabulous 29th year ! demain...